Selarl des Docteurs Jean & Estelle SCHITTLY

40 rue Buirette - 51100 REIMS - Tél. : 03 26 47 02 10

Les Prothèses Dentaires












Le dictionnaire Larousse définit la prothèse comme étant : « une pièce ou un appareil destiné à remplacer partiellement ou totalement un organe ou un membre, ou à rétablir  une fonction »

Cette définition s’applique naturellement à la sphère bucco-dentaire dans le domaine de l’odontologie prothétique.

Le champ d’application est très vaste puisqu’il va de la « réparation » d’une ou plusieurs dents ayant subi un délabrement au  traitement, sur une arcade dentaire, de la perte d’une jusqu’à la totalité des dents.

Les dispositifs prothétiques sont également très divers pour répondre aux différentes exigences des situations cliniques.

On distingue ainsi :

-      la prothèse fixée sur dent naturelle ou sur implant

-      la prothèse amovible qui peut être « partielle » lorsque des dents sont encore présentes sur l’arcade ou « complète » pour remplacer la totalité des dents.

Ces deux types de prothèses peuvent être associées sous la forme de prothèse « composite » associant prothèse fixée et prothèse partielle amovible.

De nombreux exemples sont illustrés dans les fiches ci-jointes pour donner un aperçu des différentes solutions qui peuvent permettre de résoudre les cas les plus simples comme les plus complexes.

La pratique de la prothèse au sein d’un cabinet libéral

Avant d’aborder la description des différents types de prothèse qui peuvent être proposés, il nous est apparu indispensable d’évoquer les conditions et les modalités qui régissent la pratique de l’odontologie prothétique au sein d’un cabinet libéral pour tenter de vous informer au mieux et aller à l’encontre d’un certain nombre d’idées reçues et de contre vérités véhiculées, en majorité, par les medias.

1-Votre Chirurgien-dentiste n’est pas un commerçant qui revend des dispositifs médicaux en appliquant une marge bénéficiaire calculée à partir des facturations du laboratoire de prothèse. Il est plutôt à classer parmi les prestataires de service en effectuant des actes médicaux, chirurgicaux et des  séquences de soins demandant une grande sureté de geste et beaucoup de technicité. Il n’est pas rare en effet de consacrer des séquences de soins durant plusieurs semaines avant de procéder à la prise de l’empreinte destinée à élaborer la prothèse

Les 6 années d’étude d’Odontologie qui permettent de répondre à ces exigences sont impérativement complétées au cours de toute la vie professionnelle par une formation post-universitaire continue permettant d’assimiler les progrès incessants touchant les domaines technologiques, les matériaux et les techniques de laboratoire.

2-L’indication d’une prothèse, quelque soit sa nature est obligatoirement précédée par des séquences incontournables :

         -examen global de la sphère bucco-dentaire pour dépister d’éventuelles pathologies pouvant évoluer à bas-bruit,

         -diagnostics intéressant les tissus de soutien potentiels de la prothèse,

         -analyse de l’occlusion, complétée souvent par une étude des moulages des arcades transférés sur un simulateur des mouvements de la mandibule (articulateur),

         -simulation des différentes étapes de préparation des dents, des tissus mous et du parodonte pour un projet prothétique,

         -établissement d’un plan de traitement pour ce que l’on qualifie d’étapes pré-prothétiques puis prothétiques,

         -évaluation du rapport bénéfice-risques des différentes solutions adaptées au traitement prothétique à envisager,

         -recueil des différents éléments permettant de vous informer sur les avantages et inconvénients des différentes solutions envisageables, la durée du traitement, les honoraires correspondants, avec établissement d’un devis vous permettant de connaître le montant des remboursements accordés par l’assurance maladie et les organismes complémentaires.

3-Le coût financier des traitements prothétiques

Comme de nombreux français vous avez été certainement alertés par des titres « choc » diffusés par les différents média, presse papier, revues de consommateurs (sic), radios, télévision, internet…

«Le prix des prothèses qui fait grincer des dents », « Ces chers dentistes » « La culbute pour fixer le prix des prothèses » etc, etc…

Il est navrant de constater que depuis des décennies, des professionnels de l’information, des hommes politiques, des technocrates… continuent à véhiculer ce type de pseudo-informations en méconnaissance totale de la réalité de fonctionnement d’un cabinet dentaire.

Depuis 25 ans les honoraires pour les soins courants : détartrage, obturations, dévitalisations… n’ont pratiquement pas évolué et les taux de remboursement des prothèses, passé de 75 à 70% ont diminué.

Ainsi, dans le cadre d’une omni-pratique libérale, les soins dentaires (les plus bas d’Europe) sont depuis longtemps déficitaires. Pour une gestion préservant l’équilibre financier de l’exercice d’un Chirurgien-dentiste il est indispensable de compenser par des actes à honoraires libres dont font partie les actes prothétiques.

Outre la revendication légitime d’une rémunération issue de son travail équivalent à celle correspondant à une formation de Bac+6, votre Praticien doit pouvoir investir pour mettre à votre disposition un plateau technique performant et sécurisant. Les locaux, les matériels modernes pour la stérilisation, pour la gestion informatique et pour le travail au fauteuil, les charges pour le personnel n’ont plus rien a voir avec leurs caractéristiques et leur coût d’il y a 25 ans.

Très peu de français accepteraient de voir le calcul de leur rémunération sur la même base qu’il y a 25 ans ! Pour l’Odontologie, le retard est devenu tellement important qu’il est désormais inconcevable d’envisager une réévaluation des soins ce qui amène l’Etat à abandonner cette gestion à des organismes de santé privés, voire à des financiers.

Le processus est déjà bien engagé, dans l’indifférence des media et des supports d’information. Savez vous que désormais un organisme complémentaire de santé à légalement la possibilité de vous offrir (?) de meilleures prestations si vous consultez un praticien faisant partie de son réseau ? Ce détournement de clientèle jadis décrié et puni est maintenant tout a fait légal. L’obligation pour les entreprises de mettre à disposition de ses salariés une complémentaire santé, va accentuer cette dégradation du système de santé français : vous n’avez plus le libre choix de votre praticien…sauf si vous souhaitez continuer à faire confiance à un professionnel de santé qui persiste à baser son exercice sur l’expérience et la qualité.

Dans les fiches conseils proposées sur ce site, les exemples de traitements prothétiques correspondant aux différentes indications sont illustrés par des réalisations propres au cabinet dentaire « Selarl des Docteurs Jean et Estelle SCHITTLY ».

1-Pour la restauration des dents unitaires

 

Quelques exemples :

       

        -La facette collée

 

a-Préparation de la dent sur une seule face

 -Facette de céramique collée à l’aide d’une colle composite

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Prothèse indiquée pour masquer une coloration, pour modifier la forme, pour corriger une malposition.

 

                  b-Facette collée avec retour palatin

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photo05.jpg La préparation des 2 incisives intéresse 2 faces pour une meilleure résistance et pour optimiser la translucidité de la céramique.

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Demande esthétique pour le secteur antérieur : nombreuses obturations, colorations, usures. Les préparations sont plus étendues : certaines sont proches de celles destinées à une coiffe partielle

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Céramiques sur le moulage de travail. Résultat après collage.

 

 

 

Les facettes sont indiquées pour masquer des colorations, des atteintes carieuses, des dysharmonies  ou des fractures d’étendue limitée liées à un traumatisme.

 

Ces facettes sont le plus souvent réalisées sur des dents vivantes, protégées par des facettes provisoires durant les quelques jours nécessaires à l’élaboration de la céramique.

 

-La couronne

 

 La couronne est le plus ancien procédé utilisé pour renforcer une dent ayant subi un délabrement important.

Recouvrant l’ensemble de la couronne dentaire, la couronne prothétique nécessite une préparation périphérique de la dent.

Elle prend différentes formes en fonction des objectifs qu’elle doit atteindre : rôle essentiellement fonctionnel ou-bien rôle fonctionnel et esthétique. On distingue ainsi :

-les couronnes métalliques en alliage non précieux (Nickel-Chrome ou Cobalt-Chrome) en alliage semi-précieux (Palladium-argent-or) ou en alliage précieux (Or platiné)

-les couronnes céramo-métalliques (CCM) comportant une chape métallique (mêmes alliages que la précédente) recouverte de céramique.

-les couronnes tout céramique de différents types en fonction de la nature de céramique assurant sa résistance mécanique (Disilicate de lithium, zircone sont actuellement les plus utilisés)

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Exemple de couronne coulée métallique (2è. molaire) et de 2 couronnes céramo-métalliques (2è. prémolaire et 1è. molaire)

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Vue de l’intérieur d’une couronne céramo-métallique (à gauche) et d’une couronne tout-céramique (à droite)

-La couronne tout céramique

 

Elle trouve sa meilleure indication sur les secteurs intéressant l’esthétique. Elle peut être indiquée sur dent vivante (pulpée) ou dévitalisée (dépulpée) ou sur implant ostéo-intégré.

 

Pour une bonne résistance mécanique et un aspect naturel avec notamment de la translucidité, l’espace dévolu à la céramique doit être de 1 à 1,5 mm.

 

Sur une dent dépulpée nécessitant un tenon radiculaire il est préférable de prévoir une reconstitution couleur ivoire pour éviter un aspect grisâtre en transparence : composite foulé ou-bien inlay-core céramisé.

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Inlay-core céramisé pour ne pas influencer la teinte de la future couronne tout céramique

Exemple clinique de restauration par couronnes tout céramique

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Fracture des 2 incisives : les dents sont préparées sous anesthésie locale

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Pose de 2 couronnes provisoires et réalisation des couronnes sur le moulage issu d’une empreinte au silicone.  Noter le maquillage de la céramique

 


 

 

 

Exemple clinique de restauration par couronne céramique sur implants

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Pour remplacer une incisive et une canine : 2 implants après dépose des vis de cicatrisation. 2 piliers en zircone sont transvissés.

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Couronnes tout-céramique sur le moulage issu de l’empreinte et intégaration sur les implants.

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Sourire 2 ans après finition des céramiques

 

 

La couronne céramo-métallique

 

C’est une couronne comportant une chape métallique (en alliage précieux, semi-précieux ou non précieux) ajustée à la dent préparée, recouverte d’une couche de céramique (comparable à des émaux cuits sur une base métallique)

 

Ce type de couronne est indiqué lorsque des contraintes occlusales importantes sont appliquées sur le secteur d’arcade intéressé par la reconstruction.

La présence de la chape métallique peut contribuer à masquer une reconstitution très foncée de la dent préparée (inlay-core métallique ou dent discolorée) mais, en revanche, offre des qualités de translucidité moindres face à une couronne tout-céramique.

 

Exemple clinique de restauration par couronne céramo-métallique

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Couronne céramo-métallique réalisée sur le moulage issu d’une empreinte.

Vue de la chape métallique soutenant la céramique.

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Prémolaire reconstituée par un inlay-core.  CCM scellée. Noter le respect de la teinte et le maquillage.




Quelques exemples de défauts à éviter :

-Couronne tout céramique

-Récession gingivale avec apparition du joint de collage

-Teinte trop saturée, absence de translucidité

-Couronne sur la prémolaire gauche trop claire, apparition de la racine foncée au niveau du collet : préparation de la dent insuffisante, épaisseur de céramique trop faible.

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Les couronnes tout céramique ont été refaites sur les incisives et les canines après assainissement parodontal.

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Couronne céramo-métallique

Défauts les plus couramment rencontrés :

-a : inflammation gingivale

-b : récession gingivale liée à un défaut d’empreinte avec limites mal définies ou agression du parodonte

-c : axe de l’incisive non respecté en comparaison avec la dent symétrique côté opposé

-d : ligne des collets non respectée : absence d’aménagement parodontal

-e : épaisseur de céramique insuffisante laissant apparaître la couche de céramique opaque masquant la chape métallique.

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Défauts identiques pour une CCM sur prémolaire et pour une incisive latérale trop claire, sans dégradé de teinte

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Article rédigé par le praticien le 05/11/2014

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